Ivermectine: l’état complotiste?

par le Dr Gérard Maudrux

Alors que l’Etat accuse les réseaux sociaux de complotisme (parfois avec raison), il est bon de savoir qu’il fait exactement la même chose que ce dont il accuse les autres : de la désinformation.

Vous vous rappelez miss Sybeth Lagaffe qui avait fait foirer une tentative de mise en place d’un organisme chargé d’organiser la pensée unique dans les publications concernant la Covid, pour que les Français soient « bien informé » ? Cette volonté gouvernementale semble avoir été mise en place de manière sournoise, à l’aide d’organismes dépendant de l’Etat, financés avec vos sous. L’ivermectine semble en faire les frais depuis que nous avons informé fin décembre le gouvernement de notre intention faire ouvrir ce dossier. 2 organismes s’en chargent et sont bien repris par la presse mainstream. Voici tous les éléments de désinformation, et chaque fois le lien pour vous permettre de vous faire une opinion de la vérité.

L’efficacité de l’ivermectine contre le Covid n’est pas scientifiquement démontrée.C’est sous ce titre que l’organe presse officiel de la République fait du fake news dans sa rubrique anti fake news. Elle affirme, « preuves à l’appui », que l’ivermectine n’est en rien efficace, et que « les réseaux sociaux » vous trompent. Quelles sont ces preuves ?

Cela commence par l’étude in vitro, brandie et critiquée partout pour démontrer l’inefficacité in vivo de l’Ivermectine. Toute étude in vitro, quelle qu’elle soit, peut facilement être critiquée, sur les concentrations, les températures, les cellules hôtes, etc. Aucune de ces études in vitro, qu’elles soient positives ou négatives, ne permet d’affirmer une efficacité ou inefficacité in vivo. Elles n’ont qu’un but, ouvrir une voie ou non à des études in vivo. Passé ce cap, ce qui a été fait, ces études sont sans objet, leur critique ou leur défense est sans objet, car maintenant, seuls les effets in vivo, puisqu’ils ont été commencés, doivent être retenus.

Après, on nous sort du « Bolsonaro qui s’est fait lui-même l’apôtre de l’Ivermectine sur Twitter ». Très scientifique comme argument : Bolsonaro en parle donc c’est n’importe quoi. Ils auraient pu nous glisser Trump pendant qu’ils y étaient.

Ensuite c’est un article de Nature qui n’a rien d’une étude, mais qui relate qu’en Amérique latine on a du mal à trouver des cobayes pour des études, car des patients en ont pris avant. On se demande ce que cela vient faire dans une démonstration d’inefficacité du produit. Puis on critique un article qui relate les études de Pierre Kory (médecin réanimateur invité à présenter l’Ivermectine devant le NIH), au motif que « ce site promeut les thérapies dites « alternatives » et/ou « naturelles ». !! On efface les résultats de Kory, au motif qu’une revue qui les relaté, fait dans le naturel ! Belle démonstration scientifique de l’inefficacité de l’Ivermectine.

Ensuite c’est France Soir qui y passe, pour avoir aussi présenté les résultats de Kory, puis Martine Wonner, Dupont-Aignant, Asselineau,… Là encore, on n’est pas dans le sujet, ce n’est pas en critiquant les personnes se posent des questions sur l’efficacité de l’Ivermectine, que l’on démontre son inefficacité !

Puis on nous parle des autorités étrangères qui refusent, comme en France, d’autoriser l’Ivermectine. Premier cité, le Mexique. Manque de pot pour l’AFP : depuis, devant les résultats du Chiapas, région qui faisait dissidence aux injonctions de l’Etat (avec 5 fois moins de morts que dans les autres états, ayant infléchit sa courbe suite à la distribution d’Ivermectine à la population l’été dernier, alors qu’il était sur la même pente que les 30 autres états), la ville de Mexico vient aussi de passer outre en prônant l’Ivermectine.

Citation du directeur de la santé : « sur la base de 29 études qui montrent l’utilité du médicament à un stade précoce, la ville de Mexico a décidé de l’incorporer pour traiter les patients atteints de COVID-19, car il n’a pas non plus de brevet, est bon marché et est d’une sécurité clinique élevée, car il ne produit pas d’effets secondaires aux doses recommandées.

Ci-dessous la courbe de mortalité des différents états mexicains avec résultats du Chiapas, courbe du bas en rouge, qui a cassé son ascension en juillet :

source

Depuis un mois, ce ne sont pas les seuls à changer d’attitude vis à vis de l’Ivermectine. L’AFP cite aussi l’Afrique du Sud qui interdit son usage. Je signale à l’AFP qui devrait être mieux informée que moi, que dans ce pays, c’est aussi en train de changer, l’ANSM du pays venant de lancer une étude, et les médecins discutent le 2 février avec le Ministère pour une RTU. De plus si un pays ne l’autorise pas, cela ne veut pas dire que c’est inefficace ! Voir la France.

Après l’AFP, toujours pour prouver l’inefficacité, nous parle d’un article de la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique, qui ne parle que de l’étude in vitro. On parle de l’étude, ensuite de la SFPT, 2 fois la même chose, c’est 2 pour le prix d’un, et même 3 pour 1 avec l’INSERM (voir plus bas).

Puis c’est de longs discours sur les travaux de Kory, de la FLCCC, de Hill, Unitaid,… discours qui ne traitent que de la forme, pas du fond. Les travaux de Hill sont balayés au prétexte que ce sont des résultats préliminaires qui n’avaient pas à être rendus publics, tout en reconnaissant que la mortalité de sa méta analyse, pour le compte de l’OMS, est divisée par 5. Tous ces résultats ont déjà été détaillés dans mes précédents billets, efficacité indiscutable, spectaculaires, 18 études randomisées, contrôlées, qu’on se garde bien de détailler ici, y compris l’étude argentine sur 1200 soignants avec 100% d’efficacité.

Et de nous sortir avec lien un site de méta analyse du CHU de Lyon, metaEvidence, qui, vérifiez par vous-même, … ne traite pas de l’Ivermectine ! Ou si peu, on la trouve difficilement, pas dans les tableaux comparatifs. Regardez dans leur travail sur la prophylaxie, il n’y a que HCQ, alors que d’autres méta analyses en trouvent 8 ou 9 sur Ivermectine !

Enfin, AFP détaille trois études, toujours pour dire que cela ne marche pas. Deux, en Irak et en Iran, sans doute pays à la pointe de la recherche selon AFP. Voyons les.

Dr Hashim en Irak : « l’essai irakien est une prépublication aux résultats « non concluants » car les résultats n’étaient pas statistiquement significatifs ». Je suis allé chercher l’original. Etude randomisée, contrôlée, 140 patients. Conclusions des auteurs : « L’Ivermectine avec doxycycline a réduit le temps de guérison et le pourcentage de patients qui progressent vers un stade plus avancé de la maladie ; en outre, l’Ivermectine avec doxycycline a réduit le taux de mortalité chez les patients graves de 22,72% à 0% ; cependant, 18,2% des patients gravement malades sont morts avec le traitement par Ivermectine et doxycycline. Dans l’ensemble, plus l’Ivermectine avec doxycycline est administrée tôt, plus le taux de réussite de la thérapie est élevé ». Je signale que quand ils citent 18,2% de décès dans la cohorte des patients les plus graves au départ (2/11), dans la cohorte non traitée, c’est 7/11, soit 3,5 fois plus.

Dr Niaee en Iran : « l’essai iranien suggère une baisse de 86% de mortalité mais « avec un faible degré de certitude » en raison du nombre élevé de biais ». Recherche de l’article original : randomisée, double aveugle, multi centre, 180 patients. Conclusion des auteurs : « L’ivermectine en tant que complément a réduit le taux de mortalité, la durée de la faible saturation en O2 et la durée de l’hospitalisation chez les patients adultes atteints de COVID 19. L’amélioration d’autres paramètres cliniques a montré que l’ivermectine, avec une large marge de sécurité, avait un effet thérapeutique élevé sur COVID-19 ».

Les travaux de Hill, malgré une réduction de 75% de la mortalité sur 18 essais RCT et 2 282 patients, sont écartés d’un revers, sur la méthodologie de chaque étude. « Des essais et études de faible qualité qui ne permettent pas de conclure ». Les virgules sont plus importantes que les patients. Cela ne les a pas empêché d’applaudir The Lancet relu, ni critiquer la qualité des publications ayant conduit le Remdesivir à une ATU.

Et l’on termine en évoquant un article de Radji, sur Chest, qui « retrouve une mortalité plus faible chez des patients atteints du SARS-CoV-2 et traités par ivermectine en comparaison à des sujets non traités » mais on relève « l’absence de similarité entre les deux groupes en termes de traitement reçu et de date d’inclusion ». C’est une étude en Floride, de mars à mai 2020, 280 patients, 173 avec Ivermectine, 107 sans, patients gravement atteints et en réanimation, ce qui n’est pas un bon échantillon pour parler d’Ivermectine dont l’indication première est en phase précoce. Le choix de traiter ou non a ici été laissé à la discrétion des médecins, ce qui permet de dire à l’AFP qu’il n’y a pas de similitude entre les deux groupes, et donc de rejeter l’étude. Le problème est qu’un médecin normalement constitué, va faire bénéficier du traitement les patients les plus gravement atteints, donc au détriment de l’Ivermectine qui bénéficie des patients les plus graves. Pourtant, avec atteinte pulmonaire grave, la mortalité est divisée par 2 (39% contre 81%).

Voilà comment, uniquement avec des études positives, toutes sans exception faisant état d’une mortalité divisée par 5, AFP Factuel conclut : « En conclusion, il est trompeur d’affirmer que l’ivermectine est efficace contre le Covid car les données ne l’établissent pas à ce jour. » Qui est-ce qui trompe à votre avis ?

Seconde officine d’information dépendant de l’Etat :

L’ivermectine, nouveau traitement « miracle » contre la Covid-19, vraiment ? C’est sous ce titre que l’Inserm est aussi passé à l’attaque. Voici son dernier article mis à jour le 28 janvier, article à charge pour démolir l’Ivermectine.

Pour démontrer l’inefficacité de l’Ivermectine, ils démarrent, comme l’AFP, avec l’étude in vitro, affirmant qu’il faut 100 fois la dose testée pour être efficace. La SFPT en est à 35 fois, il y a 3 mois on parlait de 1 000 fois, ils vont finir par tomber à zéro vu la précision de leurs contre-études.

Je rappellerai 4 choses :

  • Il existe dans l’organisme des substances et mécanismes facilitateurs ou inhibiteurs, qui peuvent améliorer grandement ou annuler totalement les constatations in vitro.
  • Une étude in vitro, positive ou négative, ne permet pas d’affirmer une efficacité ou une inefficacité in vivo, comme le font les journalistes.
  • Dans l’histoire de la médecine, beaucoup de grandes découvertes l’ont été suite à des erreurs dans les expérimentations in vitro. Voir la pénicilline ou la découverte d’hélicobacter pylori, qui a permis d’éradiquer l’ulcère et nombre de cancers de l’estomac.
  • On ne traite pas des boîtes de Pétri, mais des patients, il serait temps de s’en apercevoir, et de ne s’occuper que du In vivo.

Ensuite c’est l’étude parue dans Chest, citée juste au-dessus, pourtant très positive malgré le contexte, mais ne pouvant critiquer les résultats, on critique la forme. Puis c’est le tour du British Journal of Dermatologie, qui en fait relate l’histoire de l’Ehpad de Seine et Marne. L’Inserm aurait pu utiliser une publication française, pas besoin d’aller chercher du british. 100% d’efficacité, pour conclure que cela ne marche pas ! Le plus beau dans la conclusion : « Néanmoins, plusieurs limites sont là aussi à prendre en compte dont le caractère observationnel de l’étude et l’absence de corrélation démontrée in vitro/in vivo ». Il est vrai que pour faire du in vitro en Ehpad, il faut des autopsies, et là pas de bol, à cause de l’Ivermectine, pas de mort !

Troisième article cité pour démontrer l’inefficacité de l’Ivermectine, la plateforme « Covid-19 Living Network Analysis » qui a étudié 74 publications, mais portant sur 16 molécules, l’Ivermectine étant très peu étudiée, mais quand même placée en seconde position derrière les corticoïdes.

En résumé, 3 études mises en avant sur 60, 3 études discutables (réanimation, prophylaxie efficace à 100%, méta analyse qui ne s’est quasiment pas intéressé à IVR), et on démontre que l’Ivermectine n’est pas un bon traitement, ce qu’aucune de ces études ne fait, au contraire.

Notons que le directeur de l’Inserm, Manuel Rosa-Calatrava, a créé une start-up, PULSALYS, qui a criblé 1 300 vieilles molécules et repositionne 8 d’entre elles pour de nouvelles indications thérapeutiques anti infectieuses, qu’il a protégé par 5 familles de brevets internationaux. Manifestement l’Ivermectine ne doit pas faire partie de ses brevets, ce qui semble le chagriner. Il travaille également avec Bruno Lina à Lyon, connu entre autres pour être bien placé dans la liste des médecins arrosés par des laboratoires pharmaceutiques. Tous deux ont montré les limites de leur discours ou compétences en défendant l’an dernier les bienméfaits du Remdesivir.

Cette société est bien utile pour les détracteurs ? En effet, AFP et l’Inserm, citent des articles, notamment l’inutile in vitro, et plus loin donnent la position de la SFPT, ce qui fait que chaque article sert 2 fois, soit 2 pour le prix d’un, et même 3, puisque les 3 s’en servent. Chacun s’appuie sur les propos de l’autre pour démontrer que cela ne marche pas, sans rien démontrer. Belle entre aide. Cela me rappelle il y a des années en jouant au scrabble, avec une recherche dans le Larousse de la définition de ka. À ka il y avait « voir kaon », et à kaon, il y avait « voir ka ».

Cet article en réalité ne donne que deux exemples : l’étude in vitro, et la dernière étude ci-dessus à Miami sur des cas très grave et non en ambulatoire., ce qui leur permet de conclure : « A l’heure actuelle l’efficacité de l’ivermectine (si tant est qu’elle existe), ainsi que la sécurité de l’utilisation, restent encore à prouver dans le cadre de l’infection au SARS-CoV-2 » , ajoutant plus loin : «certains médicaments prometteurs ont finalement démontré qu’ils aggravaient la maladie virale » Ben voyons ! Bientôt mortel, comme HCQ ?

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Tous ces organes de presse, censés rétablir la vérité, n’utilisent que des articles positifs, pour démontrer une inefficacité qu’ils ne peuvent démontrer : IL N’EXISTE DANS LE MONDE AUCUNE ETUDE MONTRANT QUE L’IVERMECTINE EST INEFFICACE. Ils n’ont pas été capable d’en fournir une seule, car il n’y en a pas, alors ils manipulent.

On est au delà de la mauvaise foi, on est dans le mensonge, et quand un Etat paye des gens pour mentir aux citoyens, c’est grave, très grave. Monsieur le Président, si vous ne voulez pas cautionner cela, les directeurs de ces établissements devraient être démissionnés, sinon, comme on dit, qui ne dit mot consent. Peut-être craignez vous que l’émergence d’un bon traitement mette à mal votre stratégie vaccinale, mais ne craignez rien. En effet, ce que vous et vos conseillers n’ont pas compris, c’est que le vaccin, c’est du préventif, ce n’est pas pour les malades, et l’Ivermectine, c’est du thérapeutique, pour les malades. Les deux sont complémentaires, pas opposés.

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